Baccalauréat 2026 : le MENA-ETFP déclare une tolérance zéro contre la fraude
À l'issue des épreuves du Certificat de fin d'Études Élémentaires (CEE) et du Brevet d'Études du Premier Cycle (BEPC), session 2026, le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (MENA-ETFP) se félicite du bon déroulement général des examens sur toute l’étendue du territoire national.
Toutefois, quelques cas isolés de fraudes organisées à travers les réseaux sociaux et certaines plateformes numériques ont été constatés. Ces agissements rappellent la nécessité de maintenir une vigilance permanente afin de préserver la crédibilité des examens nationaux, la valeur des diplômes guinéens et le principe fondamental du mérite.
À l'approche des épreuves du Baccalauréat unique 2026, le Ministère adresse un avertissement ferme à l'ensemble des acteurs de la communauté éducative.
1. Aux candidats
Tout candidat qui, après enquête des services compétents, sera identifié comme membre d'un groupe, canal ou plateforme numérique (WhatsApp, Telegram, Signal, Facebook ou tout autre réseau) créé ou utilisé dans le but d'obtenir, de diffuser ou de partager frauduleusement les sujets du Baccalauréat :
- verra immédiatement ses épreuves annulées ;
- pourra être déclaré définitivement ajourné, y compris après la proclamation officielle des résultats, si son implication est établie ;
- pourra être exclu des prochaines sessions d'examen, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
Le Ministère rappelle qu'intégrer un groupe prétendant « aider » les candidats constitue un risque majeur pouvant entraîner la perte de l'année scolaire et compromettre durablement l'avenir du candidat.
2. Aux cadres et agents du Ministère impliqués dans l'organisation du Baccalauréat
Tout inspecteur, délégué, surveillant, enseignant ou agent de l'État chargé de l'organisation des examens qui se rendrait coupable de fuite, de vente, de diffusion des sujets ou de complicité de fraude :
- sera radié définitivement de la Fonction publique ;
- fera l'objet de poursuites judiciaires afin de répondre de ses actes devant les juridictions compétentes.
3. Aux acteurs de l'enseignement privé
Tout fondateur d'école, directeur d'établissement, enseignant ou membre du personnel d'un établissement privé impliqué dans ces pratiques frauduleuses :
- sera poursuivi conformément aux lois en vigueur ;
- s'exposera à des sanctions administratives pouvant aller jusqu'à la fermeture de l'établissement concerné, au retrait de son agrément et à l'interdiction d'exercer dans le secteur éducatif.
Le Ministère attend de tous les responsables d'établissements une attitude exemplaire. Le prestige d'une école ne se mesure pas au nombre de candidats admis grâce à la fraude, mais à la qualité réelle des enseignements dispensés et aux compétences acquises par les élèves.
Toute complicité avec des réseaux de fuite de sujets sera considérée comme une atteinte grave à la mission éducative et à l'intérêt supérieur de la Nation.
Le Ministère informe également l'opinion publique que les personnes déjà interpellées dans le cadre des fraudes enregistrées cette année seront présentées au public, dans le strict respect de leurs droits, et répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes.
La République de Guinée a besoin de diplômes crédibles, de bacheliers compétents et d'une école fondée sur l'excellence, l'intégrité et le mérite.
Aucune place pour la fraude. Aucun diplôme ne vaut sans mérite.



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