Guinée : une vingtaine de journalistes outillés sur les droits en santé sexuelle et reproductive
Ils sont environ vingt journalistes guinéens issus des médias publics et privés à avoir participé, ce samedi 14 février 2026, à une session d’échange consacrée aux Droits en Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR). Cette initiative est portée par l’antenne nationale du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN). L’objectif est d’amener les professionnels des médias à se spécialiser dans les domaines de la santé et de l’environnement afin de renforcer le plaidoyer auprès des autorités.
La rencontre d’une journée a été organisée autour du thème : « Accélérer le financement domestique des DSSR : Quels rôles pour les médias et les acteurs de la société civile en Guinée ? ».
Selon le coordinateur national du REMAPSEN, Moussa Iboun Conté, le premier objectif est de disposer d’espaces médiatiques spécifiquement dédiés aux questions de santé et d’environnement. Le deuxième consiste, à travers ces espaces, à mettre en lumière les priorités nationales et internationales dans ces secteurs. Il a également évoqué le défi lié au Protocole de Maputo, soulignant que dans la plupart des hôpitaux, il n’existe pas de discipline spécifique pour la prise en charge des femmes.
Les défis demeurent considérables, en Guinée comme en Afrique et dans le monde. D’après les statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur les 1,9 milliard de femmes âgées de 15 à 49 ans à l’échelle mondiale, 8 % ont des besoins non satisfaits en matière de contraception, une proportion qui atteint 15 % dans les pays les moins avancés. Environ 270 millions de femmes n’ont pas accès à une méthode contraceptive.
Le facilitateur, Félix Dounia Millimono, a rappelé que dans le contexte guinéen, la prévalence contraceptive se situe autour de 12 %, avec un besoin non satisfait estimé à 22 %. Pour combler ces insuffisances, il estime que toutes les composantes de la nation doivent jouer un rôle déterminant. Selon lui, les médias ont une importance particulière, car leur contribution constitue une valeur ajoutée pour mieux faire comprendre la problématique et susciter un engagement plus soutenu des décideurs.
Cet appel a été favorablement accueilli par les participants, qui se sont engagés, à l’issue de la formation, à traiter davantage de sujets liés à la santé et à l’environnement, notamment la planification familiale. Fatouma Kourouma, journaliste à Galaxie FM, a affirmé qu’elle compte sensibiliser son entourage et réaliser des reportages sur les droits en santé sexuelle et reproductive, reconnaissant qu’elle dispose désormais de meilleures connaissances sur ces questions.
Il convient de noter qu’au cours de cette séance, le journaliste Aboubacar Touré a présenté le prix qu’il a remporté lors des Awards du REMAPSEN au Bénin. Une distinction qui illustre l’engagement croissant des médias guinéens dans la promotion de la santé et de l’environnement.
Mohamed Valeck Touré



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