Interdiction des sachets d’eau : Dr Ousmane Kaba alerte sur les conséquences de la mesure

Le débat sur l’interdiction des sachets d’eau en Guinée se poursuit. Pour l’économiste Dr Ousmane Kaba, cette mesure aurait dû être précédée d’une évaluation de ses impacts économiques et sociaux afin d’anticiper ses conséquences sur les populations.

« À l’heure actuelle, on a pris une décision en Guinée : celle d’interdire les déchets en plastique. Mais ce qu’on constate, c’est qu’on n’a pas évalué, avant la mise en œuvre de cette politique, son impact », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’absence d’une telle évaluation préalable aurait notamment contribué à créer des difficultés d’accès à l’eau conditionnée : « Premièrement, il n’y a plus suffisamment d’eau, alors que l’eau est un besoin fondamental », estime-t-il.

Dr Ousmane Kaba évoque également les conséquences économiques de la mesure, notamment la hausse des prix de l’eau en bouteille : « Il y a de l’inflation, parce que les prix ont augmenté : les bouteilles d’eau sont passées de 25 000 à 40 000 GNF », affirme-t-il.

Au-delà de la question des prix et de la disponibilité de l’eau, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances met en garde contre les risques sanitaires qui pourraient découler d’un accès insuffisant à l’eau potable, notamment dans les zones densément peuplées.

« Dans les grandes concentrations humaines et les agglomérations, les populations risquent de retourner vers des sources d’eau qui ne sont pas potables, avec la possibilité de voir apparaître des maladies comme le choléra », prévient-il.

Pour Dr Ousmane Kaba, cette situation illustre l’importance de l’évaluation préalable des politiques publiques : « Il faut connaître les conséquences et l’impact d’une politique avant sa mise en œuvre », insiste-t-il.

Ses propos relancent ainsi le débat sur la nécessité de concilier la lutte contre la pollution plastique avec l’accès des populations à une eau potable abordable et disponible.

Commentaires