« Les femmes guinéennes ont compris qu’il ne s’agit plus de faire des mamayas »

A la Caisse Nationale de la Sécurité Société (CNSS) depuis 16 ans, Madame Jeanne Lolamou, a occupé successivement les postes de Chef comptable et Chef service recouvrement des agences.
Ce dernier poste qu’elle occupe jusqu’à nos jours a pour rôle, veiller à la rentabilité et le suivi des agences dans toutes les préfectures de la Guinée où la CNSS est représentée. Un service stratégique occuper par une dame qui croit dur comme le fer que les femmes peuvent bien gérer au même titre que les hommes.
« Les compétences requises pour mener à bien cette fonction, c’est d’abord la qualité, le comportement, la gérance, l’intelligence, l’assiduité, la ponctualité ». C’est en ces termes que Jeanne Lolamou répond lorsqu’on lui pose la question de savoir comment on gère son service. Une réponse certes simple. Mais qui traduit sa capacité à diriger son département et la nécessité pour toutes les femmes à mieux cerner les contours de leur profession. Donnant son point de vue sur l’actuel gouvernement, Mme Lolamou estime que « la guinéenne a été une fois encore marginalisée ». Pour elle, « on aurait souhaité qu’il y’ait dix femmes au moins dans ce gouvernement de transition. Si on donne la latitude aux femmes d’occuper des grands postes de responsabilité, je pense que notre pays ira mieux comme nos voisins ». « Mais j’encourage, poursuit-elle, les femmes à s’impliquer davantage dans le travail et aussi adhérer aux partis politiques, aux associations, aux mouvements pour et y jouer leur partition ». S’agissant de la journée du 8 mars, la journée internationale de la femmes célébrée en Guinée a l’instar des autres pays du monde, Jeanne Lolamou dira que des avancées significatives sont enregistrées. « Cette fois, les femmes sont décidées à se battre au même titre que les hommes pour occuper la place qui leur revienne. Puisqu’elles ont compris que c’est dans le travail et par le travail seulement qu’elles peuvent revendiquer leurs droits. Les femmes guinéennes ont compris qu’il ne s’agit plus de faire des mamayas, mais plutôt se mêler au combat pour relever le défi. Ce qui passe nécessairement par une meilleure formation, une bonne éducation à l’image des femmes des pays voisins notamment les Sénégalaises, les Maliennes, les ivoiriennes », conclut-elle.

Sidi Diallo, rédactrice en chef d'Ecovicion

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